BONNIEUX

Qu'il fait bon flâner dans ce beau village accroché au Grand Luberon ! De belles demeures, des boutiques pour un shopping plaisir, une vue incroyable sur Lacoste et des couchers de soleil à couper le souffle !!!

Bonnieux se hisse à la fin du Petit Luberon, on l'aperçoit discrètement depuis la route qui mène à Avignon. On reste intrigué par cette église qui semble dominer le village, d'où l'on suppose un point de vue magnifique sur les monts de Vaucluse et le beau village de Lacoste.

Ce village séduit un grand nombre de touristes internationaux qui viennent arpenter les ruelles de ce charmant village chargé d'histoire. Il faut dire qu'il est rare de trouver deux églises dans un petit village comme celui-ci ! C'est en suivant le parcours du circuit du patrimoine implanté dans tout le village que vous en saurez un peu plus sur son passé. Pour les plus gourmands, une halte au musée de la boulangerie est indispensable, vous y découvrirez toutes les facettes de la fabrication du pain, de l'outillage, aux céréales en passant par les tenues vestimentaires, de quoi vous donner envie d'enfourner vous-même le pain !

L'art de vivre à la provençale; c'est tout ce que reflète ce village animé tout au long de l'année par la vie des locaux et les nombreuses animations programmés, sans parler de son séduisant marché qui s'implante sur une partie du village tous les vendredis matin. Et quand les cigales s'en mêlent on tombe complètement sous le charme de Bonnieux ...

Soyez sûr qu'en vous rendant ici, vous ne repartirez pas déçu ! Profitez de boire un verre en terrasse en fin de journée pour profiter pleinement d'un coucher du soleil unique.

 

Un peu d'histoire ...

Le territoire de Bonnieux est occupé au moins, depuis le Paléolithique si l’on en juge par les vestiges trouvés sur différents sites.

Au premier siècle, son vaste territoire était traversé par la voie romaine (via domitia) qui reliait l’Espagne et l’Italie ; c’était l’une des plus importantes routes de l’Europe Occidentale. Le célèbre Pont Julien, édifié à l’époque augustéenne (27 avant JC – 14 après JC) sur la voie domitienne – dite « camin romieù » en provençal, enjambe le Calavon.

Après l’effondrement de l’empire romain face aux invasions, les habitants se réfugient sur les anciens oppida.
Au Moyen Age, la communauté bonnieulaise vit sous la protection du seigneur, sur le site du castrum primitif entouré de remparts (lieu-dit actuel Castellas) appartenant à la puissante famille d’Agoult. Le territoire passe ensuite aux comtes de Toulouse, en même temps que le Comtat Venaissin.

Au XIIème siècle, s’élève alors l’église paroissiale Saint-Sauveur ; cet édifice sera agrandi et transformé au cours des siècles. Aujourd’hui, elle est dénommée Vieille Eglise et classée par les Monuments Historiques depuis 1980.

Une terre pontificale

A partir de 1274, Bonnieux devient terre pontificale administrée par Rome ou par Avignon.
Bonnieux avait donc un statut très particulier, à l’extérieur du royaume de France. Résidence parfois forcée des dignitaires ecclésiastiques, le village comptait alors 3500 habitants et bénéficiait toujours d’importants privilèges que lui avait accordés le Comte de Toulouse Raimond, en 1247. Le blason de la commune est le reflet de cette période prospère. Mais les pestes successives et les guerres de religion vont décimer la région.

Cinq siècles d’administration romaine (mis à part le court épisode des papes en Avignon) ont façonné le caractère original de ce lieu où, à partir du XVIIIème, les congrégations ont foisonné (Pénitents blancs et gris, ND du Saint Rosaire et de Sainte-Anne, de Saint-Joseph et de Saint-Charles, etc.) et ont fini par entrer en concurrence… Bonnieux devient français par l’annexion des deux états d’Avignon et du Comtat Venaissin en 1791. En 1793, la convention créa le département de Vaucluse.
Au XIXème siècle, de grands travaux vont définitivement modifier l’aspect du village (diverses démolitions, alignement, création du boulevard Elzéar Pin, de la rue de la République…).