SIVERGUES

Se retrouver au bout du monde en Pays d'Apt Luberon ...

 

Le village « au bout du monde » évoqué par Henri Bosco dans son double roman "Le Trestoulas et L’habitant de Sivergues", ancien fief Vaudois du Luberon, est situé en cul de sac dans un environnement très nature. C’est sans doute le village qui a inventé « l’authentique ».
A l’origine de son nom (IVe/ Ve siècle) peut-être une Arlésienne dont la famille vivait dans le Luberon. Epouse de Saint Castor, évêque d’Apt, elle aurait fondé un couvent avec six compagnes, d’où le nom de Sivergues (« six vierges ») serait issu.
Sivergues a été possession des comtes de Forcalquier (XIIe siècle). Après la mort du Roi René, comme toute la Provence, le village devient partie intégrante du royaume. Mais le village est alors déserté. Un peu plus tard, 7 ou 8 familles de Vaudois sont invitées à cultiver ces terres pauvres du versant nord du massif du Luberon. En 1540, sur ordre de François Ier, la répression, sanglante, s’abat dans la région et ces mêmes familles sont persécutées par Jean Maynier, baron d’Oppède.
Quelques habitations édifiées autour de l’ancienne maison fortifiée par Bertrand Bot, archidiacre de la Cathédrale d’Apt (nommée aujourd’hui, le fort de l’archidiacre) et peu d’évolution au cours des siècles. Le Luberon était pauvre et la communauté de Sivergues vivait dans l'autosuffisance.
Le visiteur attentif remarquera l’Église Saint-Pierre-et-Sainte-Marie (fin XVIe), sa façade modeste avec un oculus, une ruelle, un escalier voûté, un portail de pierre, une belle cheminée,…
Au Castellas (45 minutes à pied du village), subsistent les ruines d'un château médiéval et d'une église du XIIIe siècle (Saint Trophime), des maisons des XVIe et XVIIe siècles et l'enclos du cimetière vaudois qui témoignent de l'histoire tourmentée des Protestants en Provence.
Sivergues est le point de départ de superbes randonnées dans les bois sauvages, vers l’Aiguebrun, Buoux et le plateau des Claparèdes, sur le GR9 qui traverse la commune.