CASTELLET

Le village "riant"


Accroché au versant septentrional du Grand Luberon, Castellet s'étire de la rivière Calavon au Mourre Nègre qui culmine à 1125m et offre un panorama magnifique de la Méditerranée aux Alpes.

La principale activité de Castellet repose sur l'agriculture. L’olivier a presque disparu après les dégâts causés par le gel. Les amandiers, pruniers et surtout cerisiers résistent et la vigne se maintient. Le lavandin garde une place importante et permet à une distillerie artisanale de survivre au village.
On peut encore voir dans les combes, les charbonnières d'où les mulets redescendaient leurs chargements vers la vallée.
Peuplé depuis la préhistoire, puis par les Gaulois, Castellet, (Castelum Loetum : Château riant ou simplement Castel-l-itum) fut soumis vers 121 avant JC par les Romains. Les vicissitudes historiques (raids Sarrasins au VIIIe s., pillages des routiers au XIVe, dévastations de Raymond de Beaufort, vicomte de Turenne fin XIVe, guerres de religion, grande épidémie de peste de 1720) entraînent des vagues de désertion des territoires, suivies de repeuplements. Quant aux familles qui régnèrent sur le village, on retiendra les Comtes de Forcalquier et les Brancas. A cette époque, la population comptait plus de 300 âmes.

Dominé par les vestiges de l'ancien Castel, ce village montagnard est un dédale de ruelles et de vieilles maisons paysannes. On remarque la maison de César Moulin qui a lancé l’industrie de la faïence en 1728 et a contribué à la réputation du village jusqu'en 1852 et même au-delà, un escalier voûté sur la place du village, l'ancien prieuré, la fontaine, l'église au porche et au chœur de style roman, sans oublier l'atelier du sculpteur Edmond Gintoli.
Du pied de la montagne, des sentiers de difficultés variables, mais à pente souvent forte, permettent d'accéder rapidement à la crête et au Mourre Nègre. Marcheurs et randonneurs y trouvent un lieu de villégiature idéal.