Castellet

Site et monument historiques ,  Ville à Castellet

CastelletOTI Provence en Luberon
CastelletOTI Provence en Luberon
CastelletOTI Provence en Luberon
CastelletOTI Provence en Luberon
  • Intérêts touristiques : la maison de César Moulin, l'escalier voûté, l'ancien prieuré, l'église au porche et au chœur de style roman, les ruines de la Chapelle Ste Croix, l'atelier du sculpteur Edmond Gintoli et celui des aquarelles d'Edmée Radar

    Accroché au versant septentrional du Grand Luberon, Castellet s'étire de la rivière Calavon au Mourre Nègre qui culmine à 1125 m et offre un panorama magnifique de la Méditerranée à la barre des Écrins.

    Le relief présente des formes contrastées. D'une part le flanc du Luberon, d'aspect montagnard à pente forte, raviné par l'érosion, où la roche calcaire affleure sous forme de falaises escarpées, de pierres et d'éboulis. Des combes profondes et sauvages, boisées de chênes et de hêtres convergent vers la crête. D'autre part, un piémont alluvial qui descend en pente faible vers le Calavon. Zone fertile, cultivée depuis des lustres, ce piémont porte les traces du travail acharné des hommes et abrite le village et les hameaux.

    La principale activité de Castellet repose sur l'agriculture. L’olivier a presque disparu après les dégâts causés par le gel en 1956, 62 et 85. Les arbres fruitiers, amandiers, pruniers et surtout cerisiers résistent encore, mais le melon de coteau se fait rare. La vigne se maintient avec une tendance récente vers le raisin de table. Le lavandin garde une place importante et permet à une distillerie artisanale de survivre au village.
    On peut encore voir dans les combes montagnardes les charbonnières d'où les mulets redescendaient leurs chargements vers la vallée. L'industrie de la faïence créée en 1728 par le faïencier Moulin a contribué à la réputation du village jusqu'en 1852 et même au-delà.

    Le tourisme s’implante de façon discrète, moins vite cependant que dans les villages voisins, sans altérer l'authenticité du village, qui reste le plus montagnard du Luberon. Du pied de la montagne, des sentiers de difficultés variables, mais à pente souvent forte, permettent d'accéder rapidement à la crête et au Mourre Nègre. Marcheurs et randonneurs y trouvent un lieu de villégiature idéal. Tout en bas, l'eau fraîche du Calavon au printemps, attire les visiteurs qui pique-niquent à l'ombre des peupliers.

    Histoire
    Peuplé depuis la préhistoire en particulier par les Gaulois, Castellet, (Castelum Loetum: Château riant ou simplement CASTEL-L-ITUM) fut soumis vers 121 avant JC par les Romains. La voie domitienne passait par le Boisset, le hameau des Gaudins et bifurquait au Castrum du Castellet, une partie allant vers Auribeau, l'autre vers Saignon. Des invasions à la Révolution française, les vicissitudes sécuritaires engendrèrent d'importantes fluctuations démographiques (raids Sarrasins de la Garde Freinet au VIIIe s., pillages des routiers au XIVe, dévastations de Raymond de Beaufort, vicomte de Turennes fin XIVe, troubles des guerres de religion, grande épidémie de peste de 1720) entraînant des vagues de désertion des terroirs, suivies en période de calme, d'appel à nouveaux colons pour repeupler les campagnes. Quant aux familles qui régnèrent sur le village, on retiendra les Comtes de Forcalquier du XIIe s. à 1483, la famille des Brancas jusqu'en 1753 et le chirurgien Ailhaud de Lourmarin (anobli en 1758) jusqu'à la Révolution. A cette époque, la population comptait plus de 300 âmes.

    Patrimoine
    Perché sur sa colline, dominé par les vestiges de l'ancien Castel, le village est un dédale de ruelles fleuries ornant les façades des vieilles maisons paysannes.
  • Langues parlées
    • Français