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Sur les traces des romains : la Via Domitia

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La Via Domitia, la plus ancienne route de France a été aménagée pour la conquête du Sud de la Gaule, par le général Domitius Ahenobarbus, vers 120 av. J.C.

La Via Domitia reliait les Alpes aux Pyrénées, l’Italie à l’Espagne, du Montgenèvre au Perthus, du Pô au Rhône, en traversant la province romaine de Narbonnaise, par Sisteron, Apt, Arles et le Languedoc, sur plus de 500 km.

En suivant cette route, très fréquentée par les militaires, les marchands et les pèlerins pendant l’Antiquité et jusqu’au Moyen Âge, vous découvrirez les fondements de notre civilisation à travers les paysages et les vestiges des aménagements routiers (chaussées, bornes, gués, ponts). A l’occasion, en croisant le véhicule jaune de La Poste française, souvenez-vous qu’Auguste a créé le service des postes romains en 27 avant JC.

On imagine la construction, le génie romain en cette matière n’étant plus à prouver : techniques très élaborées pour les tracés, à l’aide d’instruments performants; en montagne, la voie était taillée dans le roc; en surplomb, on bâtissait des murs de soutènement. C’était une voie de terre le plus souvent, dallée dans les villes comme à Saint Rémy de Provence, au départ de notre circuit.

Glanum - Saint Rémy de Provence - Ce site spectaculaire et exceptionnel s’étend au pied des Alpilles. Les « antiques » sont quasi intacts. L’arc de triomphe, symbole de la puissance et de la gloire romaine a été construit au Nord de la ville. Au IIe siècle avant JC, Glanum a prospéré grâce à sa situation géographique sur la voie. A l’époque d’Auguste, des monuments publics magnifiques (arc, mausolée, forum, ..) ont été élevés à la gloire de Rome et de ses armées.
Cabellio - Cacaillon - Visitez à Cavaillon, le Musée de l’Hôtel-Dieu et le petit arc de triomphe restauré et déplacé, au pied de l’oppidum de la colline Saint Jacques. Après la traversée du Coulon (le Calavon est ainsi nommé à Cavaillon), le tracé rectiligne de la voie se dirige vers la Tour de Sabran, sur de 6 km. La tour est un monument médiéval édifié à l‘intersection de routes, traces du quadrillage antique des terres de la vallée du Calavon.
Sur la voie, on trouvait tous les 30 km, des gîtes d’étapes (mansiones), dans les intervalles, tous les 15 km, des relais (mutationes) pour les changements d’attelage. Les voyageurs étaient informés grâce à ces bornes de pierre d’1 à 3 mètres de hauteur qui jalonnaient la route, tous les milles (1480 m).
Ad Fines - Goult - L’une de ces bornes a été trouvé à Goult, à Marican, où les archéologues situent la station. Ici, à la limite des cités romaines de Cavaillon et d’Apt se trouvait le relais routier Ad Fines, “la frontière”.
Le pont Julien - La Via Domitia traversait ensuite la plaine au nord de Bonnieux. A l’entrée des gorges de Roquefure, elle franchissait le Calavon sur un pont à 3 arches, en grand appareil, d’époque augustéenne. Nommé Pont Julien, sans doute à cause du nom de la cité la plus proche « Apta Julia », le pont Julien est l’ouvrage principal de la Via Domitia en Provence : 80 m de long, 6 m de large, 11,50 m de haut, 3 arches en plein cintre. Bâti en grand appareil, en pierre locale, on le date du début de notre ère. La qualité de ce pont et son niveau de conservation, en font l’un des édifices antiques les plus prestigieux de la Provence romaine. Un projet de réhabilitation est en cours. En aval, on remarque le tracé de la route antique, visible sur 6 km, en amont de Roquefure. En 1860, une borne milliaire datant de 3 av. J.C., fut aussi découverte près du hameau du Chêne (quelques km avant Apt); elle est conservée au musée d’Avignon.
Apta Julia - Apt - L’antique cité, Apta Julia, (45/30 av. J.-C.), chef-lieu romain était une cité importante, fondée par les romains le long du Calavon. Sur la Via Domitia, Apta Julia était une ville étape « mansio ». Les vestiges de la cité antique sont enfouis sous la ville moderne à une profondeur de 4 à 5 m : au sous-sol du musée archéologique, les ruines du théâtre antique (par endroits sur 10m de hauteur). Les ruines du forum et des habitations privées sont en partie visibles place Jean Jaurès, chez des commerçants et des partculiers, le long de la voie qui traversait le centre d’Apt, par l’actuelle rue des marchands. Visitez le musée d'archéologie et la vieille ville.
A 4 km, à l’Est de la cité, la villa gallo-romaine de Tourville est située à 500m au nord de la route antique, sur la rive droite du Calavon. Cette ferme gallo-romaine importante a été découverte très récemment. On observe de vastes bâtiments agricoles : chai, installations de foulage et de pressage viticoles et oléicoles. Les bâtiments d'habitation (thermes, cuisines...) sont installés en terrasses. Les archéologues ont également révélé un large chemin reliant ce hameau antique à la voie domitienne (vers l'Est). En activité de la fin du Ier s. av. J.C. à la fin du IIIe s. de notre ère, elle aurait été détruit par un violent incendie.
Catuiacia - Céreste était un relais routier « mutatio », à 17,8 km d’Apt, étape sur la grande route des Alpes. Les indicateurs routiers de l’Antiquité confirment sa position à l’est de Céreste. Sur une route au trafic important, comme la Via Domitia, les ouvrages d’art (ponts en pierre ou en bois) étaient nombreux. Le Pont Julien en est le symbole mais, sur l'Aiguebelle, actuellement à l’étude, on remarque son petit frère, large de 6,50 m sur 2 arches.
Le Col des Granons - Le col est situé entre Céreste et la plaine de Mane. Grâce à Strabon, géographe et historien grec, on sait que le site marquait la frontière entre la cité d’Apta Julia et le Pays des Voconces.
Le Gué du Reculon - Près de Saint Michel l'Observatoire - Au niveau des ponts et des bacs, le service des douanes romain (portorium) accueillait les voyageurs. On franchissait les ruisseaux plus modestes par des gués. Au sud de Saint-Michel-l’Observatoire, entre la Bégude et le Prieuré d’Ardène, l’ouvrage de 25 m de long, pour 6 à 7 m de large, est formé de 34 blocs de calcaire en grand appareil, d’une grande qualité de construction, d’une chaussée caladée, d’un mur de soutènement de 3,20 m de haut construit pour résister aux eaux et à la terre.
La borne de Tavernoure (de taberna l’auberge) - Ce lieu-dit de la plaine de Mane devait marquer un autre relais routier ou « mutatio ». On remarque à nouveau le tracé rectiligne de la voie, caractéristique des routes antiques, lié à la cadastration du terroir romain, son organisation par rapport à cet axe. Mane est une petite ville pittoresque qui accueillait à l’époque gallo-romaine le "forum Néronis", un grand marché sur la Via Domitia.
Alaunium - Notre Dame des Anges - Sur la rive gauche du Lauzon, mansio (station routière) de la plaine de Lurs, la plus importante entre Apt et Sisteron à 41,5 km d’Apt et 35 km de Sisteron). Autour de la chapelle, d’importants vestiges antiques ont disparus avec le temps.
Le Pont de Ganagobie - Sur le parcours, un autre pont pour franchir le Buès (30m de long, 10 de haut, 6 de large), a été bâti d'une seule arche au IIe siècle de notre ère.
Segustero - Sisteron - Comme la cité d’Apta Julia, Segustero (Sisteron) était une étape (mansio) pour les voyageurs. On atteignait la ville en suivant la rive droite de la Durance. Peu de vestiges dans la ville, mais Sisteron était un verrou, un passage obligé vers l’Italie et un carrefour important vers la Méditerranée.
A partir de Sisteron, vous pouvez continuer emprunter la Voie de Fréjus, par Draguignan et la voie de Nice par Digne.
Pour plus d'informations : Alpes de lumière 04 92 75 22 01 et www.viaeromanae.org.
Contact : 04 90 74 03 18, Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.